Les maitres mots :  ETHIQUE  &  SOLIDARITE

 ADOT31 met un point d'honneur à vérifier la précision et la véracité des informations sur les dons éthiques qu'elle diffuse au grand public. 
Elle fait donc un suivi complet des évolutions et évènements au fil de l'eau.
  A ce titre elle peut vous faire bénéficier d'éléments clés de suivi des dons de santé.
C'est le cas de ce BILAN / RAPPORT de l'ABM - SITUATION  "Dons d'organes" 2025/2026

SITUATION 2025

En 2025, la France atteint un niveau historique de greffes d’organes, avec 6 148 interventions réalisées, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Cette progression confirme la solidité et l’engagement du système de prélèvement et de greffe, tout en rappelant l’ampleur des besoins : plus de 23 000 patients demeurent en attente, dans un contexte marqué par une opposition encore élevée et la persistance d’idées reçues.

Un niveau d’activité de greffe jamais atteint

En 2025, 6 148 greffes d’organes ont été réalisées en France, soit +1,5 % par rapport à 2024 (+95 greffes). Ce chiffre constitue le plus haut niveau jamais enregistré, dépassant pour la première fois le précédent record établi en 2017 (6 120 greffes). Cette progression, bien que plus mesurée, confirme les effets des actions engagées dans le cadre du Plan ministériel 2022-2026 pour le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus. Elle témoigne de l’engagement constant des équipes hospitalières et de l’ensemble des professionnels mobilisés sur le territoire.

Mais un taux de refus qui progresse

Un défi : faire reculer l’opposition

En 2025, 3 188 donneurs potentiels en état de mort encéphalique ont été recensés (+0,6 %). Parmi eux, 1 590 ont pu être prélevés. Ces données traduisent la mobilisation des équipes hospitalières, tout en montrant le potentiel encore inexploité. Dans le même temps, le taux d’opposition atteint 37,1 % (contre 36,4 % en 2024), avec des disparités territoriales marquées.

Petit commentaire ADOT31 : Hors texte ABM :   Vu depuis le terrain, les services de santé sont tous "hyper motivés".  Le problémes majeur vient bel et bien d'un manque reél d'organes liè à un refus des proches lors du décés. ( Parfois même lorsque le défunt était favorable ).  POURQUOI !  Réflechissons tous à ce point important. 

Au 1er janvier 2026, 23 294 patients étaient inscrits sur la liste nationale d’attente, dont 11 642 en liste active. En 2025, 966 patients sont décédés alors qu’ils figuraient sur cette liste.

La poursuite de la progression repose donc sur deux leviers indissociables : **augmenter le recensement **des donneurs potentiels et faire reculer l’opposition, afin d’élargir l’accès à la greffe pour les patients en attente.

DON DU VIVANT

Donneur vivant : un cap symbolique franchi

L’année 2025 marque également une étape importante pour la greffe rénale avec donneur vivant : 603 greffes rénales avec donneur vivant ont été réalisées, franchissant pour la première fois le seuil des 600 greffes.

Une adhésion majoritaire… mais encore trop peu expriméeLes résultats de l’édition 2026 du baromètre annuel dédié au don d’organes et de tissus confirment un soutien important de la population :
• 74 % des Français se déclarent favorables au don de leurs organes après leur décès, un niveau stable depuis dix ans ;
• 90 % estiment important que leurs proches connaissent leur position ;
• mais **seuls 49 % ont effectivement partagé leur choix **avec leur entourage.Un écart générationnel se dessine :
• 42 % des plus de 65 ans se sentent bien informés (contre 24 % des 16-24 ans) ;
• 59 % des plus de 65 ans se disent concernés par le don d’organes, contre 35 % des 16-24 ans.
Exprimer sa position auprès de ses proches demeure un levier déterminant pour faciliter la décision au moment du décès.

 Lutter contre les idées reçues et la désinformation

BAROMETRE 2026

Le baromètre 2026 met en évidence la persistance d’idées fausses :
• 62 % des Français pensent que le prélèvement est automatique en l’absence d’inscription au Registre national des refus, alors que les proches sont systématiquement consultés ;
• 48 % savent que le don d’organes et de tissus est compatible avec les rites funéraires (en baisse par rapport à 2025) ;
• 30 % des personnes travaillant à l’hôpital estiment, à tort, que les personnes ne sont pas décédées au moment du prélèvement.
Par ailleurs, 22 % des Français considèrent que les médias évoquent souvent des scandales liés au don d’organes.
En 2024 et 2025, la désinformation sur les réseaux sociaux a conduit à des dizaines de milliers d’inscriptions infondées sur le Registre national des refus.

Objectifs - Actions

Comme l’a déclaré Stéphanie Rist, ministre de la Santé :

« La lutte contre la désinformation (…) constitue aujourd’hui un des axes majeurs de la promotion du don d’organes et de tissus et de l’accès à la greffe. »

Poursuivre l’élan collectif
L’année 2025 démontre la capacité du système français à atteindre un niveau d’activité inédit. Pour autant, l’ampleur des besoins impose de consolider les acquis, de renforcer l’information fiable et pédagogique et d’encourager le dialogue au sein des familles.
- Derrière chaque chiffre, il y a des patients en attente.
- Chaque discussion engagée, chaque opposition évitée, peut représenter une greffe supplémentaire.

----------------------  Fin du rapport ABM ---------------------

PETITE REMARQUE ADOT31

Un constat permanent sur le terrain nous amène a compléter les analyses précédentes.
La désinformation est evidemment une des cibles majeures que nous rencontrons chaque jour.   Mais est elle une cause principale  ? 
Pour nous,la réponse est NON car insuffisante. 
Sans mauvais "jeux de mots", nous constatons que le phénomène de rejet qui est l'ennemi numéro 1 des greffes s'applique malheureusement aussi en amont, bien avant l'acte médical et d'une autre façon plus sournoise...... 
Le REJET de l'information sur les prélèvement d'organes est loin d'être négligeable.  La MORT, La MUTILATION d'un défunt, L'INTEGRITE de la personne .... et bien d'autres idées fortement ancrées dans beaucoup de têtes sont des barrages extrêmement forts. 
" ON NE PARLE PAS DE CES CHOSES LA."
    Et c'est bel et bien CE sujet qui fait que la désinformation ne faiblit pas au fil du temps.  
Les vrais question sont donc POURQUOI ??  et  COMMENT FAIRE ??
Mentalité, Education, difficile a changer pour les adultes ......  Reste l'éducation des enfants