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types d'organes sont greffables actuellement; certains sont en double.
Coeur - Reins - Foie -
Poumons - pancréas - Intestin : Important Le
prélèvement d'un organes n'est possible que pour une opération de greffe à la
suite.
DON
D'ORGANES - ETHIQUE - OBJECTIF
Les organes ou tissus peuvent être donnés de son vivant
ou après sa mort. Ce geste qui
reste une décision volontaire du donneur permet de sauver des vies
en apportant à la médecine la solution de GREFFE .
90% des prélèvements d’organes ou de tissus
proviennent de personnes décédées (Dons POST-MORTEM).
10% des prélèvements sont réalisés sur
personnes vivantes. (Dons du VIVANT) pour greffes de reins
essentiellement.
Permettre le prélèvement de
ses organes ou de ses tissus est un acte de générosité et de
solidarité très fort.
Le don d’organes est possible à tout âge. Quand un enfant
décède, ses parents peuvent autoriser le prélèvement de ses
organes. De tels dons permettent de greffer un autre enfant.
Si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle sur le
don d’organes, elle est prise en compte. Même si
le cœur est rarement prélevé chez des personnes de plus de 60
ans, il y a d’autres organes, comme les reins ou le foie qui
peuvent l’être chez des personnes beaucoup plus âgées.
Le don d’organes chez les personnes malades
: Les médecins jugent au cas par cas du prélèvement de
chaque organe. Car même s’il existe des contre-indications,
c’est l’état de l’organe au moment du prélèvement qui compte.
DON D'ORGANES et LOI FRANCAISE
Depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi Caillavet), chacun est
présumé donneur.
Ce principe a été réaffirmé a plusieurs reprises par le
législateur et encore une fois par la loi de modernisation du
système de santé du 26 janvier 2016. Cette loi repose sur
trois fondements de base :
Le consentement
présumé :"En France, toute
personne est donneuse
potentielle à moins
qu’elle n’ait
exprimé son refus de
son vivant." Son
"accord" est
cependant obligatoire
le jour du décés.
(décision rapportée
par les proches)
La gratuité :toute
rémunération
ou avantage
équivalent en
contrepartie du don
d’organes est
interdit et
sanctionné
L’anonymat :le nom du
donneur ne peut être
communiqué au
receveur et
réciproquement.
La famille du donneur
peut cependant être
informée des organes
et tissus prélevés
ainsi que du résultat
des greffes, si elle
le demande à l’équipe
médicale qui l’a
suivie.
--
ATTENTION !! cela ne veut absolument pas dire que les
prélèvements se feront d'office --
Pourquoi ?
PRELEVEMENTS D'ORGANES - CONDITIONS
Trois conditions essentielles sont nécessaires pour engager une
procédure de prélèvement d'organes.
Mort encéphalique du patient : La mort encéphalique
correspond à
une perte
irréversible des
fonctions
encéphaliques, en
particulier celles du
tronc cérébral. Elle
se définit par un
arrêt définitif de
l'activité cérébrale
suite à une privation
d'oxygénation du
cerveau par manque de
circulation sanguine.
Plusieurs causes sont
possibles :
Traumatisme cranien (
accident) - AVC
total - noyade -
arrêt cardiaque ...Le décès est prononcé
par 2 médecins différents à 4
heures d'intervalle :
Electro-encéphalogramme
plat ou angio-scanner
Lieu de décès
:
dans un service de
réanimation ou tout
lieu hospitalier
permettant une
réactivation rapide
de la respiration
artificielle et
circulation
artificielle.
Objectif principal,
protection physique
des organes vitaux
durant la période que
va être nécessaire
pour les étapes
suivantes de la
procédure de
prélèvements.
Prise de connaissance
de la décision du
défunt. Si le
défunt n'avait pas
"matérialiser" son
refus pour le don
d'organes (registre
des refus ou
document), l'étape
"entretien avec les
proches" devient
obligatoire pour
connaitre sa décision
finale et ainsi
pouvoir décider de la suite
de la procédure.
- Un
enregistrement sur le
registre national des
refus, aurait, de
fait stoppé la phase
2 de maintien de
respiration
artificielle.
ACTIONS : PRELEVEMENT et GREFFE
Lorsque toutes les conditions sont
réunies, commence alors une "course contre la montre"
orchestrée par l'Agence de la biomédecine, de concert avec
les services hospitaliers concernés c'est à dire les services
de coordination hospitalière de prélèvement d'organes et de
tissus. ( Infirmiers et infirmières coordinatrices )
Information montante
lieu du décès vers
ABM :
mort encéphalique -
prélèvement autorisé
- dossier médical du
défunt - analyses
complémentaires -
Organes disponibles
....
Information
descendante ABM vers
lieu de décès :
attribution
nominative des
organes et lieu des
malades cités en
attente
Organisation
par le service de
coordination du lieu
de décès :
des contacts avec les
équipes chirurgicales
des lieux de malades
en attente -
Organisation
logistique des
transferts de ces
équipes vers le
défunt en vue de
chaque prélèvement
correspondant à leur
besoin de greffe.
Présence
continue de la
coordination auprès
des "proches du
défunt" pour
informer de
l'évolution de la
procédure et rassurer
ces derniers :
Présence
psychologique.
Coordination
des actions de
prélèvements :
Attente de
toutes les équipes
concernées pour
engager le procédé de
prélèvements
successifs sur
le lieu du décès.
Prélèvements
individuels
successifs des
équipes qui vont
effectuer les greffes
dans leurs hôpitaux
respectifs, et voyage
de retour en urgence
de ces derniers avec
les organes prélevés.
Sur le lieu
du décès :
Après l'opération
chirurgicale de
prélèvement, l'état
du corps du défunt
est restauré. Le
corps est habillé de
ses effets personnels
et rendu à la
famille, qui peut
alors réaliser les
obsèques qu'elle
souhaite. Aucune
trace de
l'intervention n'est
apparente. Aucun
frais n'est demandé à
la famille du défunt.
Sur les
divers centres
hospitaliers de
greffes : Greffes
immédiates des
organes sur les
receveurs désignés
par l'ABM
DON D'ORGANES RISQUES & SOLUTIONS
les tissus greffables sont la peau (
dont la cornée ), les vaisseaux, les ligaments et tendons, les
os, les valves cardiaques....
Une
particularité importante par rapport aux organes,
les tissus peuvent être congelés et donc stockés.
Les banques de tissus sont donc en disposition
immédiate sur besoin des médecins, ce qui
facilite énormément les interventions.
Le taux de refus ( Réponse négative des proches ) -
Etaient ils informés ? - en avaient ils parlé avant ?
La baisse du nombre d'organes prélevés depuis 2019 ?
- Le COVID n'explique pas tout !!
Situation inquiétante - Il faut réagir !!
QUELQUES CHIFFRES
2025: Nous
revenons au niveau d'avant COVID !!
Mais le taux d'opposition * (ou taux de refus)
augmente et dégrade fortement le résultat !!
* Réponse négative des proches lors de la consultation après décés pour
connaitre la décision finale du défunt.
Ce résultat est trés surprenant
car en France, de nombreux sondages concluent que plus de 80% des Français
sont favorables pour donner leurs organes. Or le résultats des réponses
des proches au moment du décés ne donnent que 45 % de "oui". ??
-- Nous rappelons que la consultation des proches est
incontournable et que leur réponse est décisive. Alors pourquoi
ce décalage : Manque de communication ? Non respect de la
décision du défunt ? Refus personnel de l'acte ?
-- Bilan de ce taux de refus = environ 4500 vies de perdues en
2025